LE DEPUTE ATCHADE NOURENOU ASSENE SES VERITES

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LE DEPUTE ATCHADE NOURENOU ASSENE SES VERITES

LE DEPUTE ATCHADE NOURENOU ASSENE SES VERITES

Ce mercredi dans l’après-midi, le rendez-vous tant attendu s’est tenu . L’intrépide député était sur l’émission «  FORUM POLITIQUE » , à l’abordage sur quatre sujets essentiels d’intérêt national : désignation des membres de la Cour Constitutionnelle, scandale autour de la construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale, l’affaire ATAO et la santé du parti FCBE.
Le moins qu’on puisse en dire est que le député n’a pas donné dans la langue de bois. Appelant les choses par leurs noms ,il est comme entré dans la conscience populaire pour exprimer publiquement l’état d’âme réel des Béninois sur la gestion catastrophique du pays depuis l’avènement du régime dit de la Rupture ,et ,notamment, sur les quatre sujets de l’actualité nationale.
DESIGNATION DES MEMBRES DE LA COUR
Les désignations se sont faites selon les stipulations de la Constitution, a reconnu le député qui a , cependant, donné son avis sur le cas spécifique du Garde des Sceaux, Joseph DJOGBENOU.
A en croire le député, le Ministre DJOGBENOU remplit bien le profile ; mais, une polémique pèse de tout son poids négatif contre sa personnalité vu le rôle déterminant qu’il a joué dans un passé récent où il a réussi la ruse de troquer son statut de membre de la société civile en acteur potentiel de la chose politique. Le drame au niveau du Ministre DJOGBENOU- s’est offusqué le député- est qu’il a eu à crier le haro ,à faire des déclarations incendiaires sur de prétendues vertus démocratiques qui seraient en danger sous YAYI. Mais, une fois au pouvoir, le voilà qui change radicalement de discours au point de laisser pantois plus d’un Béninois. .Il reste donc d’évidence que cette circonvolution de posture fait cruellement douter, aujourd’hui, de sa sincérité et de sa crédibilité. Seulement, rassure le député : « il n’y a pas péril en la demeure , c’est à lui-même de réparer son image ou à l’enlaidir davantage ». Que reproche le député au Ministre DJOGBENOU ?
Fondamentalement, en tant qu’éminence grise du pouvoir de la rupture, il est au cœur de toutes les réformes .Et Dieu sait que la plupart des réformes engagées dans le secteur judiciaire, dit-il ,sont des sujets à polémique qui ont suscité constamment des levées de boucliers.
Par ailleurs ,c’est lui qui a conduit les réformes telles que le retrait du droit de grève aux corps de la justice, l’éducation et la santé, le projet de révision de la Constitution… qui furent un retentissant flop.
Quant aux craintes légitimes partagées de la plupart des Béninois de voir la nouvelle Cour constitutionnelle devenir une arène aux ordres, le député réagit : « Cette Cour ne fera pas de miracle, elle doit rendre des décisions conformes à la Constitution  . DJOGBENOU n’écrira pas une autre Cour ; il doit se préoccuper de soigner son image de marque plutôt que de satisfaire un homme ».
Enfin, appréciant la Cour HOLO, le député pense qu’elle a joué son rôle comme elle l’a pu. Sous le Président TALON, elle a fait preuve d’impartialité et aura sauvé notre démocratie des heures chaudes.
SCANDALE AUTOUR DE LA CONSTRUCTION DU NOUVEAU SIEGE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
D’entrée de jeu, le député a déploré que cet édifice sensé offrir aux députés de meilleures conditions de travail, ne soit pas achevé depuis bientôt 10 ans. Il a , par la suite, rendu un hommage au Président TALON d’avoir engagé une opération de salubrité par rapport à ce sulfureux dossier. Seulement, sans état d’âme comme à ses habitudes, il a fustigé l’exploitation que le Gouvernement fait de ce dossier. Selon lui , le dossier est politisé et rigoureusement dressé contre l’ex-président Boni YAYI pour ternir son image. La médiatisation à outrance sur ce dossier en dit long sur les intentions réelles du Gouvernement de soumettre le Président YAYI à l’irritation nationale et internationale : « Ce n’est pas YAYI qui ira prendre les truelles sur le chantier », s’est-il offusqué.
Ce que les auteurs de cette campagne d’intoxication font semblant d’oublier est que le Président YAYI, en bon responsable déterminé de sévir et de faire la lumière sur cette ténébreuse affaire, a mené plusieurs audits ; il s’est déporté , à plusieurs reprises, sur le terrain pour y constater, de visu, l’ampleur des dégâts. Dans le cadre de ce dossier, des ministres qu’il a lui-même nommés,, en l’occurrence NOUDEGBESSI et AHANHANZO-GLELE, ont été limogés puis envoyés devant la Haute Cour de Justice La faute, dira l’invité avec conviction ,n’incombe pas au Président YAYI ;elle revient aux cadres du Ministère de l’Environnement, aux structures de contrôle…Avec toute sa verve,le député démontrera que beaucoup des mis en cause de ce dossier du nouveau siège de l’Assemblée Nationale ,se retrouvent, hélas (!)aujourd’hui, dans le camp de la rupture..
« En réalité. YAYI n’aura rien à se reprocher, rien à craindre », répond l’invité devant la curiosité du journaliste curieux de savoir si le peuple n’évoquera pas une chasse aux sorcières au cas où le président YAYI serait trainé devant les tribunaux. Pour le député, l’essentiel est que la loi et les procédures soient respectées et que la lutte contre la corruption ne soit pas sélective, dirigée contre les FCBE, pendant que les cas les plus criards se retrouvent dans le camp de la mouvance autour du chef de l’Etat. Il balaie d’un revers de la main le cas de DAYORI Antoine que certains esprits retors évoquent pour montrer l’objectivité de cette lutte : « de la poudre jetée aux yeux ».Dans tous les cas, le journaliste n’aura pu enlever de la fixation du député sa conviction d’acharnement contre des personnalités FCBE, Idrissou BAKO , Valentin DJENONTIN ,Komy KOUCHE…D’autant plus vrai que la commission mise sur pied pour les écouter l’a été en violation flagrante de la loi.
AFFAIRE ATAO
Convaincu que la lutte contre la corruption est de l’extorsion politique de la pire espèce, l’invité n’est pas allé du dos de la cuillère pour crier à l’injustice et à la violation flagrante de la loi dans le cadre de l’affaire ATAO qui fait actuellement couler beaucoup d’encre et de salive. Le dossier étant pendant devant les tribunaux, l’invité refuse de se prononcer sur le fond. Cependant , il stigmatise l’acharnement du Gouvernement à mettre son collègue ATAO sous un autre lien de fraude douanière, après le refus du juge des Libertés de lui mettre le grappin. Il y aurait comme une volonté affichée de créer , coûte que coûte, des misères à ATAO, dira-t-il en substance. L’invité ne comprend pas qu’un député , couvert d’immunité parlementaire, soit jeté illégalement en prison depuis son lit d’hôpital.
LE PARTI FCBE
Dans la foulée des questions, le journaliste a voulu que l’invité dise un mot sur le parti FCBE dont il est le porte-parole. L’honorable ATCHADE ne s’est pas fait prier pour laisser entendre que le parti se porte bien, en dépit de la campagne d’intox dont est victime son président d’honneur.
En bonus, le député a été invité à se prononcer sur les deux ans du régime TALON.Il a trouvé la bonne formule pour résumer tout le désastre  ambiant : « Tous les Gouvernements ont fait réformes. Mais sous la rupture, le concept réforme est galvaudé .Sous la rupture, on fait des réformes pour l’intérêt des princes au pouvoir et non dans l’intérêt du peuple. »

✍ TRANSCRIPTION : Cellule / Communication du Parti FCBE

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