L’homme aux 65% de la présidentielle de 2016 ne fait plus rêver personne, son impopularité file à la vitesse d’un TGV

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L’homme aux 65% de la présidentielle de 2016 ne fait plus rêver personne, son impopularité file à la  vitesse d’un TGV

« Le cadavre peut certes ignorer ce qui l’attend dans l’au-delà, mais pas ce qu’il a enduré dans le monde ici bas ». Ce proverbe nago comme pour dire à Patrice Talon que les béninois lui réservent d’innombrables et d’énormes surprises les semaines à venir. Derrière la rhétorique d’une démocratie majeure entonnée comme un refrain, la réalité du Bénin d’avril 2016 à ce jour est celle d’une république en déliquescence. Ni plus, ni moins.

De fait, le magistère de Patrice Talon est un condensé de tous les ingrédients d’une dictature rampante : patrimonialisation de l’état, vassalisation des institutions de la République, interdictions de manifester en violation de la Charte suprême, atteintes aux libertés individuelles et collectives, mainmise sur la justice dont l’impartialité est mise en doute, contrôle d’une partie de la presse aux ordres (usage de techniques de désinformation de masse), violations répétées des décisions de l’actuelle cour constitutionnelle, actes de mauvaise gouvernance, prolifération des marchés de gré à gré, déploiement d’un arsenal ultra répressif contre les opposants politiques.

L’homme aux 65% de la présidentielle de 2016 ne fait plus rêver personne. En 2 ans, de gestion du pouvoir d’état, les Béninois ont découvert, la véritable facette de Patrice Talon, dont l’impopularité file à la vitesse d’un TGV. Désavoué par la majorité de Béninois, le Président Patrice Talon fait feu de tout bois, crée une mystification autour du pouvoir d’État, installe une politique de terreur judiciaire et multiplie les marches de soutien, non des marches de reconnaissance des plus grands dirigeants de l’État (président et vice-président de l’Assemblée nationale, etc.) alors qu’on les qualifiait de populisme et que toutes les entraves sont dressées pour empêcher les marches pacifiques de protestation.

Patrice Talon voit derrière chaque citoyen béninois un opposant potentiel. Toute critique de son régime est suspecte. Toute voix discordante doit être étouffée ou mise en prison. Sans raison aucune, et au mépris des règles élémentaires de l’État de Droit. Le déploiement de l’État de non droit est devenu plus vert, plus traumatisant pour le peuple, plus hideux. Le scandale de l’arrestation du député Mohamed Atao en est l’illustration récente. Le statut de député, la période, à savoir la période d’une session de l’Assemblée nationale, l’ordonnance du juge des libertés et de la détention, l’intégrité de la personne humaine, le droit à la défense et l’intégrité de la personne de l’avocat conseil au sein du tribunal, tout cela est ignoré, piétiné avec rage par le pouvoir qui veut et pense terroriser le peuple pour le tenir en respect.

Le peuple a faim, mais le pouvoir et ses hommes jubilent pour avoir refusé de satisfaire les revendications du relèvement du SMIC, de la valeur du point d’indice des fonctionnaires ; le pouvoir jubile pour n’avoir pas réglé les problèmes qui ruinent l’Ecole, le système de santé. Le peuple a faim, mais le pouvoir de la Rupture peut décider des rémunérations complémentaires à ses anciens ministres, (Cf Décret n°2017- 048 du 15 février 2018 portant allocation d’une indemnité complémentaire de sevrage aux ministres en fin de fonction) et continuer de cacher au peuple et malgré la demande expresse de la Cour Constitutionnelle, les salaires des membres du gouvernement.

Que de partout, chaque citoyen qui souffre et se plaint de la gouvernance actuelle, d’apatridie et de famine, refuse d’accepter l’inacceptable que l’on veut lui fait subir dans son coin, et alors l’ensemble de ces refus obligera Patrice Talon a changé sa politique pour le bonheur de ce peuple qui a tant souffert.

Gilbert MAKOU

One thought on “L’homme aux 65% de la présidentielle de 2016 ne fait plus rêver personne, son impopularité file à la vitesse d’un TGV”

  1. Makou Makou, Dossier Aladja Adoukounou, où en sommes-nous? Pour toi, le président Talon est tout sauf humain! Le temps nous donnera raison s’il est dans la droite ligne de la mission que lui a confiée la nation. Pour les laudateurs aigris de l’opposition spendiés par l’argent facile dont tu gaves, 2019 sera un test grandeur nature l’impopularité dont tu parles sera évaluée!

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